Le Néolithique
Les agriculteurs deviennent les nouveaux artistes. L’art gagne le plein air et les monuments — gravé sur les rivages scandinaves, peint dans les abris d’Afrique, sculpté dans les grandes tombes comme Newgrange, où les spirales tournent avec le soleil d’hiver.
Le monde d’alors
L’agriculture refait le monde. Les villages deviennent des monuments, les forêts des champs, et les hardes sauvages de l’âge glaciaire cèdent la place aux bovins, aux moutons et aux dieux des premiers paysans. Les communautés demeurent désormais assez longtemps pour graver la même roche pendant mille ans.
L’art
L’art monte pour la première fois sur l’architecture : spirales et losanges gravés sur les grandes tombes à couloir d’Irlande, gardiens peints dans les dolmens ibériques. Au nord, les artistes chasseurs remplissent encore les dalles lacustres d’élans et de saumons ; en Afrique et en Arabie, les pasteurs gravent leurs bœufs grandeur nature.
Ce qu’ils représentaient
Le soleil devient une obsession — Newgrange est bâti pour que l’aube du solstice d’hiver inonde sa chambre, et des figures à tête de soleil dansent à Saimaluu-Tash. Élans, barques, bovins, poignards et les énigmatiques cupules à anneaux disent un monde en équilibre entre la mémoire de la chasse et l’avenir des champs.
Le voir aujourd’hui
Newgrange et Knowth se visitent en visites guidées depuis le centre de Brú na Bóinne ; Alta et Nämforsen déroulent leurs passerelles parmi des milliers de gravures. Les hauts sanctuaires comme Saimaluu-Tash et Ughtasar récompensent l’effort d’une expédition de plein été.
