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L’Aurignacien

il y a 35 000 – 45 000 ans · 8 sites

Les premiers hommes modernes d’Europe sont arrivés avec une vision artistique pleinement formée. Dans l’obscurité de Chauvet, ils ont dessiné lions, rhinocéros et chevaux avec une assurance qui stupéfie encore — le premier acte de l’art était déjà un chef-d’œuvre.

Prehistoric cave art at Grotte d’Altamira© Museo de Altamira y D. Rodríguez · CC BY-SA 3.0
Site emblématique : Grotte d’Altamira
Les plus représentésChevauxMains au pochoirBisonsCerfsMammouthsSignes géométriquesAnimauxAurochs5 pays · ✦ 4 sites du patrimoine mondial

Le monde d’alors

Les hommes modernes arrivent dans une Europe glaciaire encore partagée avec les Néandertaliens, les lions des cavernes et les mammouths. En quelques millénaires, ils produisent un art figuratif d’une assurance jamais vraiment dépassée — la leçon la plus humble que donne le passé profond.

L’art

À Chauvet, lions et rhinocéros de charbon chargent sur les parois avec ombrés, perspective et flou de mouvement, trente-six mille ans avant que ces mots n’existent. Ailleurs, les traces sont plus rares mais tout aussi saisissantes — disques rouges et signes en massue d’El Castillo, chamane peint de Fumane, bêtes de charbon de Coliboaia au fond d’une grotte roumaine.

Ce qu’ils représentaient

Les prédateurs rôdent sur ces premières parois d’Europe : lions, ours, rhinocéros — les bêtes que l’on craint plutôt que celles que l’on mange — près des chevaux, des mains au pochoir et des signes purs. C’est un bestiaire de l’effroi sacré, œuvre d’arrivants tout neufs sur un continent de monstres.

Le voir aujourd’hui

Chauvet ne s’ouvrira jamais, mais la réplique Chauvet 2 coupe le souffle ; à El Castillo, on se tient dans l’original devant un disque rouge plus vieux que la présence de notre espèce dans la plus grande partie du monde. Coliboaia reste scellée, connue par son dossier scientifique.

Les sites de cette époque